Après deux années de report, la RE 2020 devenue RE 2022, est enfin entrée en application le 1er janvier 2022 pour les bâtiments d’habitation. Dès lors, on peut s'interroger sur les conséquences pour les acteurs de l’immobilier. 

La RE 2022, qui signifie Réglementation Environnementale 2022, a été en réalité adoptée en 2018 pour remplacer les anciennes réglementations thermiques dont la première était la RT 1974. Ayant pour objectif initial de répondre aux enjeux environnementaux, les réglementations thermiques ont eu un impact quasi immédiat sur les projets de construction. Tous les acteurs de l’industrie ont dû mettre en œuvre ces nouvelles normes qui ont entraîné des coûts supplémentaires incompressibles. Dès lors, le numérique, en améliorant les processus métier, semble une réponse indispensable au maintien des marges des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre, des entreprises générales et des sous-traitants. 

RE 2022 maisonD’une préoccupation énergétique à un impact environnemental 

En 1974, les pouvoirs publics adoptent la première réglementation thermique en réponse au choc pétrolier de 1973 qui avait entraîné une envolée des prix du pétrole. L’objectif de cette RT est d’améliorer les performances thermiques des bâtiments afin que ces derniers soient moins énergivores. Se succéderont ensuite les RT 1982 et 1988, la RT 2000 qui a introduit la notion de confort et la RT 2005 qui a amené 5 nouveaux labels aujourd’hui bien connus: le label Haute Performance Énergétique (HPE), le label Très Haute Performance Énergétique (THPE), le label Haute Performance Énergétique Énergie Renouvelable (HPE En R), le label Très Haute Performance Énergétique Énergie Renouvelable (THPE En R) et le label BBC (Bâtiments Basse Consommation) pour les constructions dont la consommation énergétique globale ne dépasse pas les 50kWh/m2/an.  

Les RT vont ensuite prendre un nouveau tournant en 2007. En effet, les pouvoirs publics, au travers du Grenelle de l’environnement, ont décidé la mise en place d’une réglementation beaucoup plus ambitieuse qui répond cette fois-ci aux nouvelles préoccupations environnementales. Même si le changement de nom de réglementation thermique à réglementation environnementale apparaît seulement avec la RE 2022, la volonté de réduire les émissions carbones des constructions est dorénavant bien présente. Par la suite, à travers la RT 2012 puis la fameuse RE 2022, le désir de rendre les bâtiments neutres en carbone est cette fois affirmé. 

Si les réglementations ont évidemment l’impact positif désiré sur l’environnement elles ont aussi un impact significatif sur le coût de la construction qu’il est fondamental de compenser pour maintenir les marges et éviter une flambée excessive des prix de vente des bâtiments. 

Le digital : une solution concrète pour préserver les margesKairnial-BIM-plan-2D-3D

La RE 2022 comme les réglementations antérieures n’échappe pas au lot d’inquiétudes quant à la difficulté de mise en œuvre des normes prescrites et aux coûts supplémentaires qui en découlent. Ces inquiétudes sont en réalité tout à fait légitimes et les pouvoirs publics ont d’ailleurs réalisé une étude sur le sujet qui révèle une augmentation des prix de construction allant de 3,4 % pour les logements individuels à 4,2 % pour les logements collectifs (Rapport complet) rien que pour le passage de la RT 2012 à la RE 2022. 

C’est alors ici que le numérique peut jouer un rôle décisif dans la compensation de ces surcoûts. A défaut d’avoir un impact direct sur les coûts des matériaux, le digital permet à la fois d’optimiser les processus métier et aussi de fluidifier les échanges entre les acteurs des projets. A titre d’exemple, les entreprises générales pour qui la collaboration entre les différents intervenants d’un chantier constitue un enjeu primordial, verront la coordination facilitée entre tous les acteurs puisqu’ils échangeront à travers une plateforme unique et centralisatrice. Les équipes peuvent ainsi se concentrer sur leur cœur de métier et réduire les appels superflus qui in fine impactent la productivité du projet. C’est enfin un moyen efficace pour disposer d’une visibilité en temps réel sur le projet.  

 Bien sûr, les entreprises générales ne sont pas les seules à pouvoir bénéficier des avantages du numérique. Les maîtres d’ouvrage (MOA) et les maîtres d’œuvre (MOE) vont pouvoir de leur côté optimiser la conception des ouvrages et la gestion de projet dans son ensemble, ce qui doit leur garantir de réceptionner et livrer les ouvrages dans les délais, avec un niveau de qualité optimum, évitant de fait les surcoûts liés à des reprises de travaux ou des pénalités de retard potentielles. 

Kairnial-BIM-mobilitéLa protection de l’environnement est un enjeu majeur de notre siècle et tous les acteurs de la construction en ont totalement conscience. Les surcoûts associés à ces nouvelles règles étant systématiques, Kairnial souhaite offrir une opportunité certaine de maintenir les marges des entreprises en optimisant le geste de chacun grâce à sa plateforme collaborative de gestion des assets. 

 

Référence : http://www.senat.fr/rap/r20-434/r20-434_mono.html